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Fiche conseil

Qu’est-ce que le biocontrôle ?

Le biocontrôle est un principe de protection des plantes qui se base sur des mécanismes naturels. Il permet une maîtrise des ravageurs en visant un équilibre biologique.

Le biocontrôle s’appuie sur différentes catégories de produits :

•    Les macro-organismes : insectes, acariens et nématodes.
L’exemple le plus connu est la coccinelle qui mange les pucerons.

•    Les micro-organismes : invisibles à l’œil nu, les champignons, bactéries et virus sont capables de s’opposer aux bioagresseurs. Par exemple, la bactérie Bacillus thuringensis (Bt) est largement utilisée pour lutter contre les chenilles, notamment contre la pyrale du buis.

•    Les médiateurs chimiques : ce sont des phéromones, attractifs ou répulsifs olfactifs qui perturbent les ravageurs. Les phéromones sont très utilisées dans les vergers de pommes, afin d’éviter que les larves de carpocapse gâtent les fruits.

•    Les substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale : on peut citer respectivement la prêle, le petit lait ou le phosphate ferrique contre les limaces et escargots.

Une approche différente du jardinage

Avec le biocontrôle, la protection du jardin se base sur une approche préventive et curative : il faut anticiper les maladies et ravageurs et les réguler si besoin. Les fiches de la Clinique des Plantes vous guident vers les solutions adaptées à chaque problème.

À partir de 2019, les produits conventionnels seront retirés du marché. Le jardinier amateur n’aura d’autre choix que de s’orienter vers des produits de biocontrôle, des substances de base ou des produits utilisables en agriculture biologique. D’où l’importance de connaître le biocontrôle !

Zoom sur…

Les macro-organismes

Cette catégorie rassemble de nombreuses espèces et différents modes d’action.

Les prédateurs : leur activité est particulièrement visible puisqu’ils chassent et mangent les prédateurs. Les plus connus sont les oiseaux, les hérissons, les coccinelles… Mais il en existe beaucoup d’autres : les larves de chrysope, les larves de syrphe, …

Les parasitoïdes : avez-vous déjà vu une « momie » de puceron ? Cela ressemble à une enveloppe gonflée et sans vie. C’est l’œuvre d’un parasitoïde ! Un œuf a été pondu dans l’hôte, il s’est développé au détriment de l’insecte avant de quitter l’enveloppe vide pour pondre à son tour.

Les parasites : le nom a une connotation négative alors qu’il aide le jardinier. En habitant à l’intérieur du ravageur, il finit par causer la mort de celui-ci. Beaucoup de nématodes sont des parasites qui vont permettre de lutter contre les limaces, les chenilles, les larves d’otiorhynques, d’hannetons…

Comment favoriser leur présence ?

•    En construisant ou achetant un « hôtel à insecte », ou à défaut, en disposant dans votre jardin un tas de bois mort ;
•    En cultivant des fleurs qui fourniront nectar et pollen pour nos amis les butineurs !

Les micro-organismes

Les micro-organismes de biocontrôle sont des champignons, des bactéries ou des virus qui présentent différents modes d’action : diffusion de substances toxiques pour le ravageur, parasitisme, stimulation des défenses de la plante, perturbation ou blocage du bioagresseur…

Les médiateurs chimiques

Il s’agit de composés volatiles qui se diffusent dans l’air et perturbent le comportement des bioagresseurs. Ceux-ci peuvent être détectés avec un piège à phéromone. Placé dans le jardin, il permet de surveiller la présence du ravageur et de signaler la meilleure période d’intervention.

Comment optimiser l’efficacité de ces phéromones ?

En mettant en place une stratégie à grande échelle ! Si tous les jardins voisins utilisent aussi ces médiateurs chimiques, le comportement des insectes ravageurs sera d’autant plus perturbé et les résultats seront bien visibles. 

Les substances naturelles

L’utilisation de ces substances remonte au paléolithique ! Par exemple, les fleurs de chrysanthème sont séchées puis réduites en poudre pour en faire un insecticide, le pyrèthre. De la même façon, l’acide pélargonique, connu pour son pouvoir désherbant, provient du géranium odorant.