Diagnosis card

Fiche diagnostic

HOPLOCAMPE DU PRUNIER

Ce ravageur est un hyménoptère dont la larve attaque les prunes.

Biologie, symptômes et dégâts

L’adulte est une micro-guêpe de 4 à 6mm qui se nourrit de nectar et de pollen, il ne provoque pas de dégâts. Les femelles pondent de 50 à 60 œufs sur les fleurs épanouies, qui au bout d’un peu moins de 15 jours donneront des larves, responsables des dégâts sur les fruits.

La larve est une fausse chenille de 10mm environs, de couleur blanche à jaune-vert. Elle éclot à la chute des derniers pétales de la fleur et pénètre dans le jeune fruit, creuse une galerie jusqu’à l’amande et la dévore. Elle peut attaquer jusqu’à 5 fruits selon le même processus. Les fruits attaqués portent 1 ou 2 trous caractéristiques et dégagent une odeur de punaise. A la fin de son développement elle se laisse tomber au sol et se nymphose dans un cocon terreux, à 5-8cm de profondeur, donnant ainsi un nouvel adulte au printemps suivant.

Méthode culturale

Privilégiez des variétés de Prunier résistantes au ravageur telles que la « Reine-Claude dorée », la « Reine-Claude violette », la « Reine-Claude de Bavay » ou encore « Monsieur Hâtif ».

Méthode de prophylaxie et mesures préventives

Ramasser et détruire les fruits attaqués.

Méthode biologique

Favorisez la présence d’oiseaux qui se nourrissent des larves en installant par exemple des nichoirs.

Vous pouvez utiliser en préventif une décoction de tanaisie ou d’absinthe, connues pour leur effet répulsif.

Lutte chimique

Il vous est possible – en cas de forte infestation, et si celui-ci existe dans le commerce – d’utiliser un produit insecticide homologué, autorisé sur prunier et portant la mention « Emploi autorisé dans les Jardins ». Renseignez-vous dans une jardinerie (ou un magasin spécialisé) auprès d’un conseiller jardin certifié.

Pour information, les produits conventionnels vont être retirés de la vente aux jardiniers amateurs à partir du 1er janvier 2019.

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