Diagnosis card

Fiche diagnostic

maladie de la pomme de terre

Les Pucerons de la pomme de terre

De la famille des homoptères, les pucerons s’attaquent pratiquement à toutes les cultures. Ces ravageurs vivent en colonie, s’agglutinant en masses. Ils peuvent être noirs, verts, cendrés, jaunes.

Biologie, symptômes et dégâts

La pomme de terre peut être attaquée par différents pucerons dont Myzus persicae, Macrosiphum euphorbiae, Aphis frangulae, Aphis nasturtii ou encore Aulacorthum solani, qui sont des pucerons que l’on rencontre assez fréquemment. 

Leurs piqûres nutritionnelles provoquent des ponctuations chlorotiques et peuvent déformer les folioles. Une réduction de la croissance des jeunes pousses, voire des plantes, peut être constatée. Au sein des colonies de pucerons, on observe leurs mues blanches, avec du miellat sur lequel se développe la fumagine qui peut causer une réduction de la photosynthèse.

Les larves et les adultes, souvent présents à la face inférieure des feuilles, se nourrissent grâce à leur rostre. Le sucre en excès contenu dans la sève est rejeté sous la forme de miellat. Ce miellat favorise l’apparition de fumagine.

Les  conditions favorables à leur développement sont les températures clémentes d’une atmosphère plutôt estivale.

Leur dispersion dans la culture s’effectue grâce à quelques plantes sur lesquelles des colonies se sont installées et qui prennent ainsi rapidement de l’importance. D'abord sans ailes, les pucerons commencent par visiter les plantes voisines. Dès que les ailés apparaissent (lors de pullulations), ils se dispersent dans la culture ou dans des parcelles à proximité.

Certaines espèces sont des agents vecteurs de maladies à virus, particulièrement sur pomme de terre tels que les mosaïques ou le virus de l’enroulement.

L’ENROULEMENT

Du au virus PLRV (potatoe leaf roll virus), il provoque un léger enroulement en cornet des jeunes feuilles. Elles deviennent rigides, craquantes, vert pâles, rappelant la texture du cuir. La plante est naine et donnera plus de tubercules, mais plus petits.

Méthode de prophylaxie et mesures de prévention

Les auxiliaires (larves de coccinelles, syrphes, chrysopes)en sont friands. La coccinelle, véritable prédateur peut dévorer jusqu’à 150 pucerons par jour et débarrasser le jardinier de ces parasites. Pour favoriser leur présence dans votre jardin, il est possible d’y installer un hôtel à insectes.

Méthode biologique

Utiliser des décoctions de tanaisie ou de purin d’ortie dilué.

Lutte chimique

Il existe dans le commerce des insecticides adaptés pour se débarrasser des importuns, préférez ceux à action systémique. Assurez-vous de vous munir d'un insecticide autorisé et homologué, portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins". N'employer les grands moyens qu'en cas d'absolue nécessité. Les pucerons sont nuisibles mais non mortels et quelques feuilles disgracieuses n'altéreront pas la qualité de la récolte.

Renseignez-vous dans une jardinerie (ou un magasin spécialisé) auprès d'un conseiller jardin certifié.

Pour information, les produits conventionnels vont être retirés de la vente aux jardiniers amateurs à partir du 1er janvier 2019.

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