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Les insectes et maladies des jardins les plus courants

Bilan de l’épidémiosurveillance dans les Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures 2017

L’épidémiosurveillance, késako ?

Il s’agit réseau de surveillance biologique du territoire en région. Dans chaque région de France, des animateurs observent sur le terrain une grande diversité de végétaux pour faire un bilan de leur santé. Ces informations sont regroupées périodiquement dans un Bulletin de Santé du Végétal (BSV).

Le réseau d’épidémiosurveillance est répartie entre plusieurs filières : les grandes cultures, les cultures légumières, les JEVI (jardins, espaces végétalisés et infrastructures), les cultures ornementales… Il s’agit d’une mission confiée par l’État aux Chambre d’Agriculture.

À quoi ça sert ?

Ces connaissances sont essentielles pour anticiper les gestions de crise (arrivée d’un organisme invasif sur le territoire, émergence de parasite, explosion de population…), pour protéger le marché français et optimiser la stratégie de gestion de ces ravageurs. Les BSV permettent à la fois d’analyser la dynamique des bioagresseurs, et d’estimer les risques encourus pour la santé des végétaux.

Où trouver les BSV ?

Les BSV sont disponibles sur le site de la DRAAF de votre région, mais également sur le site de la FREDON. Chaque année, une synthèse de tous les BSV JEVI est réalisée ; la dernière est disponible ici : https://www.plante-et-cite.fr/data/fichiers_ressources/2018_05_03_synth_sbt_zna_2017.pdf

Qu’en est-il de l’année 2017 ?

L’année 2017 a été marquée par d’importantes périodes de sécheresse, qui ont affaibli les végétaux. Les parasites de faiblesse ont de ce fait été favorisés, mais il en résulte pour 2017 une pression parasitaire faible voire très faible, avec des dégâts modérés.

Les bioagresseurs ayant engendrés le plus de dégâts dans les JEVI sont : la pyrale du buis, la mineuse du marronnier, la processionnaire du pin, le tigre du platane et la maladie des tâches noires du rosier. Le tigre du chêne a été détecté pour la première fois sur le territoire. 

Les pucerons, oïdiums et chenilles défiolatrices ont été encore très présents en 2017 mais ont entraînés de faibles dégâts. 

Les organismes réglementés et émergents continuent de progresser sur le territoire : le chancre coloré du platane, le charançon rouge des palmiers, la chalarose du frêne…

Les insectes les plus problématiques en 2017

La pyrale du buis : cette chenille attaque les buis depuis quatre ans et ne cesse de faire des ravages. Symbole des jardins à la française, le buis pourtant connu pour sa robustesse, ne peut pas résister à cet insecte ravageur. Plus d’infos sur la fiche dédiée du site de la Clinique des Plantes.

La mineuse du marronnier : il s’agit d’une petite chenille qui creuse des galeries dans les feuilles, affaiblissant l’arbre. La mineuse du marronnier est omniprésente sur le territoire et conduit parfois à une défoliation presque totale. Il est à craindre un affaiblissement généralisé du patrimoine marronnier - et en particulier des marronniers d’Inde plus sensibles - du fait des attaques répétées d’année en année.


La processionnaire du pin : ce ravageur reste l’un de ceux qui préoccupe le plus les gestionnaires d’espaces verts, surtout de par son impact sur la santé publique. La chenille est bien présente sur les 2/3 Sud de la France, plus ponctuel voire absent plus au nord. Son aire de répartition continue cependant de progresser vers le Nord et l’Est.

Les maladies les plus problématiques en 2017

La maladie des tâches noires du rosier : le champignon est présent sur l’ensemble du territoire. Malgré tout, la pression reste faible et les dégâts peu importants. Pour plus d’informations sur les symptômes et les méthodes de lutte, consultez la fiche dédiée sur le site de la Clinique des Plantes. 
L’oïdium : maladie cryptogamique bien présente dans l’ensemble des régions, mais sans dégâts majeurs. Les végétaux les plus touchés sont le platane, le rosier et le chêne.
 

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