Diagnosis card

Fiche diagnostic

Les Aleurode des serres

Cette petite mouche blanche est l’un des principaux insectes ravageurs sous abris. Il est aussi observable en extérieur dans les zones méridionales.

Biologie, symptômes et dégâts

Il s’agit d’une espèce très polyphage (Trialeurodes vaporariorum), pouvant s’attaquer à près de 250 genres de végétaux. Elle est particulièrement fréquente sur plantes potagères (tomates, aubergines, cucurbitacées…) ainsi que sur de nombreuses espèces ornementales.

Le corps de l’adulte est jaune très clair, mesure environs 1mm, et possède deux ailes parallèle au corps couvertes de pruine blanche. Il va préférentiellement se retrouver sur le dessous des jeunes feuilles, et volète puis se repose rapidement si il est dérangé. Une femelle peut pondre jusqu’à 500 œufs, disposés en cercles caractéristiques sous les feuilles. Les œufs sont blanchâtres et noircissent à maturité.

Une fois éclos, les larves passent par 4 stades : Le premier stade est mobile, puis elles restent immobiles sous les feuilles afin de s’alimenter et de continuer leur développement durant les 3 stades suivants. Elles sont jaune clair à vert pâle, plates et ovales et peuvent mesurer jusqu’à 0.8mm au dernier stade. Puis la mue a lieu durant deux semaines environs dans le puparium, qui ressemble à une petite cochenille, possédant de nombreuses cires (filaments blancs) marginales et dorsales.

Si rien n’est fait pour contrôler la population, l’aleurode peut provoquer de lourds dégâts aux cultures car sa reproduction est très rapide (on peut parfois compter plus de 2000 larves sous une seule feuille). Il affaiblit la plante en se nourrissant de la sève, produit une grande quantité de miellat favorable à l’apparition de fumagine. De plus il est vecteur de différents virus.

Plusieurs générations peuvent se superposer, la reproduction ayant lieu tant que les conditions lui sont favorables. Tous les stades de l’insecte peuvent hiverner.

Pour information, un autre aleurode est présent sur notre territoire, Bemisia tabaci, qui diffère par l’extrémité de ses ailes un peu moins large, des œufs jaunes à maturité et un puparium sans cires. Il s’agit d’un organisme de lutte obligatoire car seul vecteur d’un virus de quarantaine (TYLCV) provoquant de lourds dégâts.

Méthode culturale

Utiliser des plants indemnes d’adultes et de larves.

Méthode de prophylaxie et mesures préventives

Eliminez les feuilles hébergeant de nombreuses larves.

Désherbez les alentours de vos cultures, l’aleurode hivernant sur les adventices.

Méthode biologique

De nombreux insectes auxiliaires permettent le contrôle naturel des populations d’aleurodes. Vous pouvez favoriser leur présence dans votre jardin en installant un hôtel à insectes.

Vous pouvez utiliser des panneaux jaunes englués en début d’attaque comme outil de contrôle du ravageur, l’aleurode étant attiré par cette couleur. Mais certains auxiliaires s’y colleront aussi…
Sous abris, vous pouvez utiliser l’hyménoptère parasitoïde Encarsia formosa ou la punaise prédatrice Macrolophus caliginosus disponibles dans le commerce.

Lutte chimique

Des populations d’aleurodes résistantes aux produits phytosanitaires ont été observées. Il vous est possible – en cas de forte infestation, et si celui-ci existe dans le commerce – d’utiliser un produit insecticide homologué, autorisé sur la culture atteinte et portant la mention « Emploi autorisé dans les Jardins ». Renseignez-vous dans une jardinerie (ou un magasin spécialisé) auprès d’un conseiller jardin certifié.

Pour information, les produits conventionnels vont être retirés de la vente aux jardiniers amateurs à partir du 1er janvier 2019.